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Adoption du Plan Local d’Urbanisme : notre avis

janvier 9, 2016 dans Communiqués, Votre ville

Le conseil municipal du 17 décembre a marqué l’adoption du Plan Local d’Urbanisme par la majorité.

Le groupe local d’EELV a fait entendre son avis sur ce document particulièrement important.

Voici les remarques qui ont été portées durant le conseil par la conseillère municipale qui nous représente.

Bonne lecture !

———————–

Cette délibération est particulièrement importante pour le projet urbain de notre ville, pour
son avenir. Il s’agit là de la toute dernière étape après l’arrêt du PLU le 9 avril dernier, l’avis
des Personnes publiques associées et l’enquête publique. Elle nous engage donc au plus haut
point.
Vous avez choisi, comme de nombreuses communes, de pouvoir parachever ce processus
avant la fin de cette année, pour que la ville maîtrise son aménagement, avant le transfert de
cette compétence à la métropole et celui du PLU au territoire, au 1er janvier.
Le document qui nous est remis est effectivement une somme, à l’image du travail effectué à
l’échelle de la commune pendant plus d’un an. Le document soumis à notre approbation
intègre aussi des Orientations d’aménagement et de programmation qui ont l’avantage de
s’imposer en termes de compatibilité. Elles doivent donc être regardées à la loupe. Enfin, et
nous l’avions adopté il y a plusieurs mois, le PADD est le document structurant du PLU, il en
constitue en quelque sorte la feuille de route.
Notre PLU est adopté au lendemain d’une COP 21 marquante à bien des égards. Je ne suis pas
sûre qu’elle mérite le qualificatif d’historique dont elle a été affublée, seule l’histoire le dira.
Mais cette conférence, malgré le contexte post attentats aura eu le mérite de replacer au cœur
de nos préoccupations l’avenir de notre planète. Grâce aux nombreuses initiatives citoyennes
et malgré l’interdiction de la marche pour le climat, chacun a pu percevoir l’urgence de la
situation et la nécessité de changer le système pour éviter de changer le climat.
Je suis convaincue que c’est aux Etats de jouer un rôle majeur, notamment en obligeant les
grandes entreprises à produire autrement. Mais bien sûr, les collectivités ont aussi une
responsabilité pour relever le défi climatique et écologique.
Tout ne dépend pas de notre commune, je le mesure bien. Ainsi, si je partage la visée du Sdrif
de densifier pour éviter l’étalement urbain, il faudra bien, rapidement, retravailler un
aménagement du territoire qui ne concentre pas toutes les activités dans les centres-villes de
quelques grosses villes, pendant que les zones rurales et les petites communes meurent à petit
feu, alimentant, là aussi, les votes de rejet. Il nous faut aussi veiller – le Sdrif le préconise – à
rééquilibrer les activités économiques entre l’est et l’ouest de l’Ile de France.
Certes, le PADD fait la part belle à la nature en ville, à la construction de logements,
notamment sociaux. Il appelle à relever le défi énergétique et à développer des énergies
renouvelables. Pourtant, de nombreuses questions restent posées quant aux outils et aux
garde-fous que la ville se donne, ou pas, pour s’inscrire résolument dans une démarche de
développement durable, pour tous. Cela vaut notamment pour la partie réglementaire de ce
PLU.

Car quelles sont les ambitions de notre PLU en la matière ? Comment concevez-vous
l’équilibre entre l’habitat, les activités, les espaces verts, nous ne le savons pas ? Le règlement
ne marque pas d’innovations particulières et ne donne pas de garantie, ni en termes de
hauteur, ni en termes de projet urbain pour tous, ni même en termes de cohérence urbaine,
notamment d’un point de vue du développement des commerces et des services publics.
Le zonage que vous avez retenu aurait pu donner lieu à une recherche ambitieuse en termes de
circulations douces, en lien avec l’habitat. Mais finalement, le stationnement reste uniforme
pour toutes les zones de la ville, la place du vélo n’est pas renforcée dans certaines zones,
comme la zone UL (espaces verts et boisés). Je ne sens pas de velléité d’avancer
progressivement mais de façon volontaire vers une ville sans voiture. Or notre commune
souffre (au sens sanitaire du terme) d’un trop-plein de voitures.
Le stationnement souterrain est un progrès, mais il continue à encourager l’usage de la
voiture, alors que la place actuelle des transports lourds et légers à Issy doit permettre d’éviter
l’usage de la voiture. Encore faut-il travailler à rapprocher domicile et travail et développer
les services publics. Encore faut-il aussi, nous en avons bien besoin, travailler plus sur l’enjeu
du transport des marchandises et de ce point de vue, la Seine n’ pas encore atteint ses limites !
Je ne pointerai que quelques interrogations sur des décalages entre les objectifs affichés dans
le PADD et le règlement qui nous est soumis.
– l’affichage est résolument tourné vers la préservation de l’environnement, le
développement d’espaces verts. Dans une réponse à des habitants s’inquiétant de la
surface d’espaces verts, vous avancez que de 8,3m2 par habitant dans le PLU actuel,
nous allons passer à 9m2. Que comptez-vous au titre de ces espaces verts ? A quelle
distance seront-ils de chaque habitant ? Si les toitures ou les façades végétalisées ont
une dimension d’embellissement et apportent des éléments d’oxygénation, elles ne
sauraient remplacer de véritables espaces piétons. Or vous les comptabilisez à 50% en
espaces verts. Sur la rue Guynemer, on ne peut plus bétonnée, on voit bien que cette
seule végétalisation ne suffira pas à créer un espace de respiration. De même,
j’aimerais que vous précisiez à nouveau le sort du jardin Weiden, où vous indiquez, en
annexe, qu’il fait partie des « localisations préférentielles  pour équipement ou espace
public ».

– Les jardins partagés, dont la pratique s’impose en milieu urbain, ne sont pas retenus
comme un marqueur dans les nouvelles constructions ni comme une démarche à
encourager. Elle est pourtant intéressante, tant d’un point de vue environnemental que
social et facteur de vivre ensemble, en étant susceptible de réunir des personnes de
milieux très différents et de valoriser la nature en ville.

– L’OAP performance environnementale est prometteuse et sans doute très utile dans les
nouvelles constructions, mais quelles recommandations et prescriptions pour l’ancien,
souvent très mal isolé, voire insalubre ? Quels objectifs aussi pour les logements
sociaux plus anciens ? Cette OAP recommande d’ »ancrer la mobilité durable dans les
habitudes des Isséens ». Un objectif louable mais qui nécessite de s’attaquer
résolument à la place de la voiture. Je ne le perçois pas dans le PLU tel qu’il est rédigé.

– De même, en matière déchets, pour être dans l’innovation, ne faudrait-il pas chercher
aussi à produire moins de déchets ?
– Quelle pourrait être la place du bois dans les constructions ? Une matière
particulièrement intéressante d’un point de vue énergétique et durabilité, si j’en juge à
quelques expériences déjà un peu éprouvées, par exemple à Saint-Denis. Une matière
qui serait aussi très bonne pour la santé, j’ai entendu parler d’une étude en ce sens qui
aurait été menée par l’Inserm à l’école Louise Michel, justement construite en bois. Je
serais intéressée d’en avoir les références, pour en savoir plus.

– En matière de stationnement et notamment de parking souterrain, vous n’évoquez pas
la piste de la mutualisation des places de parking, par exemple en cœur de ville, qui
permettrait de limiter le nombre de places, de répondre à la demande et d’éviter aussi
que des places (cela vaut surtout pour les co-propriétés) restent vides.

– La place des commerces reste cantonnée à des secteurs très marqués, notamment l’axe
Paris Meudon et le cœur de ville. Mais pour réduire les déplacements, favoriser une vie
de quartier, et améliorer la cohérence de notre projet urbain, le commerce joue un rôle
central de proximité.

– Il y a quelques temps, vous aviez envisagé une piste cyclable à contre-sens, je ne sais
pas où vous en êtes. Peut-elle être intégrée à l’OPA « axe historique » ? De l’avis des
usagers à vélo, dont je fais partie, il faudrait à mon avis que la piste cyclable soit à
double-sens (soit une partie à contresens). En travaillant cette question avec les usagers
et les associations de cyclistes, on pourrait sans doute beaucoup améliorer la sécurité
des 2 roues, y compris dans les pistes cyclables…

– Concernant le prolongement de la ligne 12, évoqué à plusieurs reprises dans le
document, quelques précisions me paraissent utiles. Comme conseillère régionale, je
l’avais fait inscrire au Sdrif en 2009, reprenant ainsi le combat de Guy Ducoloné, dès
les années 1950. Désormais, maintenant que vous en avez repris l’idée, elle fait partie
de notre CDT et le Sdrif l’a programmé d’ici 2030. Encore faut-il que la nouvelle
présidence du Stif débloque les crédits nécessaires à cette prolongation fort utile et très
attendue. J’espère que vous saurez le lui rappeler !

– Vous faites de la mixité sociale et fonctionnelle un objectif. Il est effectivement bien
nécessaire. Mais les seuls engagements que vous prenez, les seules personnes que vous
semblez écouter, lorsqu’elles se fâchent, ce sont les propriétaires de pavillons. Tant
mieux pour eux d’ailleurs. C’est fort opportunément l’an dernier, à un mois des
municipales, que vous avez pris l’engagement de les faire sortir de la ZAC Blum.
Voilà au moins un engagement tenu ! En revanche, la vie est plus compliquée pour les
locataires des résidences sociales qui ne sont pas si bien informées ni traitées. Est-ce
l’évolution à venir du quartier de la future gare de la ligne 15, Place Blum,
l’harmonisation vers des hauteurs plus élevées, la hausse du foncier qui va sonner la
fin de la résidence Verdun et justifie qu’elle soit quelque peu délaissée ces temps-ci ?

– enfin, si le commissaire enquêteur salue la qualité de la concertation, je me permets
d’une part de penser qu’on est loin du compte (et en nombre et en qualité, puisque
toute voix discordante a été amenée à se taire) mais surtout que la dimension citoyenne
est totalement absente de ce PLU. Un projet de ville réussi ne peut se faire qu’avec les
habitants (et les salariés), qui en sont les meilleurs usagers. Pourquoi ne pas imaginer
que pour chaque projet urbain, des conseils citoyens se constituent, pour co-élaborer
les projets, pour en assurer aussi un suivi attentif ? Il manque aussi des engagements en
matière d’accessibilité dans le PLU.

Bref, un gros travail, une somme informative très utile, des objectifs intéressants, mais une
ville qui n’est pas faite pour tous. Je ne pourrai donc pas voter pour ce PLU.

Contribution de Didier Hervo à l’enquête publique sur la tour IMEFA 52

octobre 22, 2013 dans Votre ville

Le dossier proposé ne constitue aucunement  un véritable projet urbain, il présente un objet démesuré posé sur une petite parcelle sans tenir compte des projets voisins. Il ne libère pas d’espace, seul intérêt d’une tour. Nous n’avons toujours pas de justification de cette hauteur de 188,64 mètres, s’agit-il d’un optimum technique, économique ? Ce que reconnaît explicitement la DRIEE IDF : « Le pétitionnaire aurait dû consacrer une part plus importante à la justification du projet retenu dans l’étude d’impact. »

 

Le projet d’un quatrième immeuble de bureaux non IGH sur l’îlot A contredit l’intérêt de construire en hauteur : pourquoi pas une quatrième tour ? Le premier projet de deux tours en une libérant de l’espace au profit d’espaces verts et de logements avait un semblant de justification. Celui-ci n’en a aucun.

L’étude d’impact le dit elle-même page 135 : « …la verticalisation permettant notamment de dégager des espaces libres important au sol » Alors que le projet le contredit en faisant l’inverse, élever pour mieux densifier ! C’est la perversion de la seule utilité des tours !

 

Plus une tour est haute et plus il faut d’ascenseurs qui consomment de l’énergie et de l’espace : le plan d’un plateau montre l’importance du noyau central au détriment des espaces de travail, réduisant le nombre de bureaux en premier jour et augmentant les besoins en éclairage artificiel. Construire haut à prix d’or pour réduire l’espace utile est un non-sens.

La ZAC dans laquelle se situe cette tour en comprend deux autres, tout aussi injustifiées. Quels rapports IMEFA entend-elle entretenir avec ses futures voisines ? La présente étude n’en dit mot.

Nous avons affaire à trois opérations immobilières distinctes, alors qu’il fallait concevoir un vrai quartier équilibré avec plus de logements et beaucoup moins de bureaux.

Est-ce vraiment une ZAC ou trois projets séparés, concurrents, qui densifient pour le seul profit des promoteurs ? Où est l’architecte urbaniste coordonateur de ces projets ?

« A ce jour, les projets de construction sur les autres îlots de la ZAC ne sont pas connus. » dit l’étude d’impact : bel exemple de coordination dans l’aménagement d’une ZAC !

 

Concernant les places de parking et les déplacements

Le projet prévoit 578 places de parking. « Le stationnement à destination est un déterminant du choix modal. »  La seule réponse vraiment écologique que peut apporter une tour, qui ne l’est pas dans sa structure et son fonctionnement, est de supprimer les parkings auto, ainsi que l’a fait Londres avec la 30 St Mary Axe Tower de N. Foster, haute de 180 m ne comportant que 18 places de parking et la London Bridge Tower « Shard of Glass » de R. Piano qui n’offre que 42 places pour 306 mètres et 10 000 occupants.

La ville de Zurich interdit purement et simplement la mise à disposition de parking sur les lieux de travail.

 

On ne parle pas dans cette étude de plan de déplacements inter entreprises, c’eût été la moindre des choses !

 

Réduire l’offre de parkings en ville permet de réduire aussi l’espace viaire dévolu à l’automobile au profit des transports en commun en site propre et des vélos. Ainsi une ligne TCSP sur la RD 7 trouverait tout son sens. La station la plus proche de la future ligne 15 se trouvera à 800 mètres…

Malheureusement, compte tenu de la démesure du projet et celle de ses voisins, auxquels devraient s’ajouter une quatrième tour rue Guynemer, la tour Triangle à la Porte de Versailles, 70 000 mètres carrés de bureaux supplémentaires au centre-ville, le ministère de la défense et des bureaux à Balard, c’est tout ce secteur que l’on menace de congestion et les transports en commun de sur saturation.

L’exemple du Fort d’Issy et de ses 1600 nouveaux logement est pourtant là pour démontrer que l’on ne peut parachuter une telle opération dans un réseau viaire contraint et non extensible.

 

 

 

Sur la non mixité fonctionnelle

Avoir des bureaux et des logements dans un même  immeuble ou à proximité permet de mutualiser les besoins thermiques des uns et des autres qui ne sont pas les mêmes et pas au même moment : les bureaux ont besoin de fraîcheur le jour et les logements de chaleur le soir, ce qui les rend thermiquement compatibles et permet des économies. (Docks de Saint-Ouen, le Vérose et le Polychrome à Lille). Rien de tout cela ici, rien que des tours de bureaux !

 

Sur la non mutabilité

Une telle tour de bureaux n’est pas mutable, on ne pourra, si la « conjoncture » le demande, transformer les bureaux en logements, contrairement aux incitations actuelles et aux pratiques qui ont déjà cours dans d’autres villes.

 

La vraie modernité urbaine, ce sont des projets librement et longuement débattus avec les habitants, des bâtiments de hauteurs modérées, mixtes fonctionnellement et socialement, à énergie positive, (obligatoires après 2020) des quartiers vivants, animés, pourvus d’espaces verts, d’espaces de rencontre, de salles de réunion ouvertes à tous ! Pas des tours !

 

Le SDRIF  précise que « La densification du bâti, qu’il s’agisse de logements, d’activités ou d’équipements devra rester globalement modérée. » Ce qui a dû échapper aux promoteurs…

 

A propos d’Isséane et des hélicoptères

L’étude d’impact, page 179, prétend qu’en cas de vent de Sud-Ouest, « La présence de la tour va entraîner la formation d’un panache plus large avec une plus faible concentration en polluants. » On apprend dans le même temps que la tour aura peu d’effets sur les émissions de l’usine et qu’elle peut même améliorer les choses ! On a quelque mal à le croire. Comme on a du mal à croire à cette autre affirmation : « La tour  IMEFA contribuera globalement à l’amélioration de la qualité de l’air en Région Parisienne.» Sans doute en augmentant le trafic routier et sa congestion. Ce type d’affirmation décrédibilise l’ensemble de l’étude d’impact.

L’absence de cheminée sur Isséane pose déjà des problèmes de dispersion des polluants puisque les bâtiments actuels n’étaient pas prévus, EOS Générali en particulier.

La construction de tours si proches de l’usine ne pourra que les renforcer.

Quant aux hélicos, la demande de la DGAC de modifier les couloirs d’atterrissage et de décollage des aéronefs vers et depuis l’héliport de Paris-Issy va entraîner le survol de zones habitées. Une nouvelle enquête s’impose. Faudra-t-il exproprier ? Les tours n’aiment décidément pas les logements ! On ne peut pas tout avoir, ce sera ou les tours ou les hélicos, il faudra choisir.

 

En matière d’énergie

La tour semble sur ce plan bientôt obsolète puisque la future Réglementation Thermique 2020 applicable au premier janvier 2021 imposera le recours au photovoltaïque pour pouvoir répondre aux normes BEPOS. (Bâtiment à Energie POSitive) Le projet ne fait pas appel à cette technique et propose quelques capteurs thermiques pour l’eau chaude du restaurant et cinq éoliennes à axe vertical type Darrieus  pour une puissance très modeste, trop modeste pour répondre significativement aux énormes besoins de ce type de bâtiment. Le projet est ridiculement faible en matière d’énergies renouvelables

Proposer un projet dépassé est une curieuse façon de s’inscrire dans l’avenir.

Issy l’audacieuse ?

Le système d’aspiration des déchets prévu consomme beaucoup d’énergie et pose déjà des problèmes de fonctionnement tel qu’il est conçu au Fort. Qui va payer pour ce système, la collectivité ou les promoteurs ?

 

 

La tour et son environnement

Remarquable aveu page 205 où l’on apprend que l’on va recréer à Issy des conditions d’inconfort aérauliques constatées à la Défense ! Le décor est planté, si le but de l’opération est de se comparer à la Défense, c’est gagné, on s’y croit déjà. Les plantations prévues pourraient ne pas suffire à remédier à ces désagréments. La police, lors d’une réunion de feu l’atelier d’urbanisme, avait émis le souhait qu’il n’y ait pas de plantation en hauteur, des délinquants pouvant en profiter pour s’y dissimuler. Qui va l’emporter ? Autant en emporte le vent.

Concernant les problèmes aérauliques et  la génération d’ombre, ce sont les effets cumulés de toutes les tours qu’il convient d’étudier et non ceux de la seule IMEFA prise isolément.

 

On a la confirmation que la tour constituera un gigantesque piège pour les oiseaux, d’autant plus que degré de réflexion du verre utilisé sera important. En ajoutant les éoliennes qui se chargeront elles des chauves-souris, on atteint au sublime quant au caractère éco-friendly du projet ! Tours et écologie ne feront jamais bon ménage.

 

Le socle de la tour est massif, sa hauteur et son emprise au sol contredisent une nouvelle fois le prétendu rôle d’une tour qui devrait libérer de l’espace à son pied. Il n’y a donc pas de retrait est les trottoirs quai Roosevelt et rue Rouget de Lisle sont réduits à leur strict minimum.

 

Les Espaces dans ce socle seront-ils tous ouverts au public ? Les activités initialement prévues dans les halles viendront-elles y trouver refuge ?  Quel sera alors le devenir de ces halles ? Devront-elles disparaître pour laisser place à la troisième tour ? Autant de questions sans réponse.

 

Sur la démocratie

Force est de constater une nouvelle fois l’absence totale d’information et de concertation pour un projet de cette importance. Ce sont les promoteurs qui décident et les habitants n’ont eu droit qu’à un maigre encart coincé entre une nécrologie et une publicité dans le journal municipal qui ne manque pourtant pas de pages. Et pas de réunion publique pour présenter et discuter le projet.

L’exacte démarche inverse de celle suivie pour la ZAC Pajol à Paris où l’on prévoyait la destruction de la halle et la construction de trop nombreux bureaux. L’action des associations puis la concertation s’étendant sur des années ont  permis d’aboutir à la conservation de la halle, la diminution des bureaux, la création de larges espaces publics, le tout couronné par la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France. (Arch. Françoise Hélène Jourda)

 

La région Ile-de-France compte 3,8 millions de mètres carrés de bureaux vacants. Faut-il en rajouter, tout en contredisant le SDRIF qui prône la modération en ce domaine tout en demandant un rééquilibrage au profit de l’est parisien ?

 

Issy-les-Moulineaux compte déjà plus d’emplois que d’habitants. Renforcer ce déséquilibre ne peut que créer de nouveaux problèmes de déplacement en ne répondant pas au premier besoin urbain actuel qui est de pouvoir se loger pour un prix abordable.

 

Notre ville doit retrouver la raison.

 

Didier Hervo.

Plus de capteur de pollution de l’air à Issy : la mairie persiste et signe

juillet 6, 2013 dans Votre ville

C’est lors du dernier Conseil municipal, jeudi 4 juillet 2013, que le maire adjoint à l’urbanisme, Christophe Provot, a justifié l’expulsion d’Airparif d’Issy-les-Moulineaux.

En effet, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné raison à GPSO, le 17 juin 2013, qui souhaitait expulser la station de mesure de 6 mètres carrés située dans le square Weiden.

Interpellé par l’opposition, M. Provot a considéré que le très grand nombre de stations de mesures d’Airparif en Ile-de-Frace justifiait la suppression de celle d’Issy-les-Moulineaux…!

Se bornant à relire la décision de justice confirmant l’expulsion, le maire adjoint à l’urbanisme n’a pas cru bon de répondre à la question de fond de l’opposition : pourquoi supprimer un capteur, présent sur ce site depuis vingt ans, permettant ainsi de se référer à un long historique de mesures ?