Pour un projet alternatif à la Tour Triangle ! (En vidéo)

janvier 27, 2014 dans Election municipale 2014, Frontière Issy-Paris, Votre ville

Le 18 janvier 2014, les écologistes d’Issy-les-Moulineaux participaient à la manifestation contre le projet de Tour Triangle à Porte de Versailles : un immeuble de grande hauteur (IGH) composé de bureaux à 90%. Retrouvez ci-dessous quelques-unes de leurs interventions.
 
Serge Brière, responsable du groupe local EELV isséen :

 

Municipales 2014 : participez au projet des écologistes isséens !

janvier 12, 2014 dans Election municipale 2014, Votre ville

 

Les 23 et 30 mars 2014, les isséens vont se rendre aux urnes (malheureusement électroniques) pour choisir leur maire.

A cette occasion, les écologistes entendent porter leurs propositions en matière d’environnement et de cadre de vie notamment.

Vous êtes intéressé-e par l’écologie ? Vous vivez à Issy-les-Moulineaux ? Vous pensez, comme nous, que la priorité de la ville doit être le cadre de vie et le logement ?

Si vous souhaitez nous rejoindre ou pour toute information, n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire du site dédié.

Photo ci-dessus : les candidats écologistes aux élections municipales de 1995.

18 janvier 2014 : dites non à la Tour Triangle

janvier 12, 2014 dans Votre ville

En tant qu’écologistes, nous prônons une vision de la densification plus harmonieuse que celle voulue par les promoteurs immobiliers. Nous apportons donc tout notre soutien aux riverains qui combattent les projets de tours de bureaux, dont la Tour Triangle qui pourrait bien se construire à la frontière de notre ville.

Vous êtes donc invité-e-s à participer à la prochaine manifestation contre la Tour Triangle, qui aura lieu :

samedi 18 janvier 2014,
de 13H30 à 15H30,
à Porte de Versailles (Paris 75015).

Cette manifestation, organisée par le « Collectif contre la Tour Triangle », est soutenue par plusieurs associations et partis politiques dont EELV.

Injure publique : André Santini de retour au tribunal (Le Parisien)

décembre 29, 2013 dans Revue de presse

Issy-les-Moulineaux. Il est de nouveau poursuivi pour injures publiques

André Santini de retour au tribunal

Le langage parfois fleuri du maire d’Issy-les-Moulineaux, André Santini (UDI), va une nouvelle fois le mener à la barre d’un tribunal. Il vient de recevoir, en cette fin d’année, une citation à comparaître pour injures publiques, proférées à l’encontre de Serge Brière, responsable local d’Europe Ecologie-les Verts (EELV).

Les faits remonteraient à octobre dernier. « Nous étions à une terrasse de café avec trois autres militants du parti, raconte Serge Brière. Après être allé à la rencontre d’habitants, le maire s’est approché, nous a salués, avant de demander qui était M. Brière. J’ai répondu que c’était moi, il m’a alors agressé verbalement et conseillé de me méfier, parce qu’il avait, à la mairie, un dossier qui grossissait. » André Santini aurait ensuite, toujours d’après Serge Brière, déclaré aux autres personnes qu’il « n’aimait pas les petits cons ».

« Cette action en justice n’a rien à voir avec les municipales, insiste l’écologiste, puisqu’elle ne sera pas jugée avant mars. Et si André Santini avait prononcé ces paroles lors d’un dîner, c’eût été charmant. Mais en public, à une terrasse de café, c’est incorrect. D’autant plus que sa manière de traiter ses adversaires sous-entend qu’on n’a pas le droit de faire de la politique dans cette ville et pose des questions de démocratie. » La date du procès sera fixée en février prochain.

Déjà deux condamnations

Le maire d’Issy-les-Moulineaux, qui n’a pas souhaité faire de commentaires, a déjà été condamné deux fois pour des faits similaires.

En mars 2012, d’abord, pour avoir affublé, lors d’un conseil municipal, l’élu socialiste Joseph Dion, de « misérable » et « minable ». En mai dernier, c’est contre Lucile Schmid, conseillère municipale de Vanves (EELV) qu’il perd, devant la cour d’appel de Versailles. Il est contraint à verser 1 € de dommages et intérêts et 1000 € de frais d’avocat pour l’avoir qualifiée notamment de « complètement givrée », dans une réunion publique, lors de la campagne pour les cantonales.

J. Va.

(Paru dans Le Parisien Hauts-de-Seine en pied de une, édition du 28 décembre 2013)

Déménagement de l’Ifremer : une décision « cohérente » pour les écologistes isséens

décembre 16, 2013 dans Votre ville

Pour la section isséenne d’EELV, le déménagement de l’Ifremer d’Issy-les-Moulineaux à Brest est une décision cohérente qui va dans le sens d’une décentralisation de la France, que nous appelons de nos vœux. S’obstiner, comme certains syndicats, à y voir une perte de prestige relève du jacobinisme. De surcroît, les bureaux de ce site, plutôt récents et très accessibles en transports, pourront rapidement accueillir une nouvelle entreprise dans la ville. Le papier ci-dessous traite de l’annonce de ce déménagement.

Le site abritant l’Ifremer à Issy-les-Moulineaux. / photo LP / PA.

Issy-les-moulineaux. Le déménagement a été annoncé vendredi par Jean-Marc Ayrault
Colère autour du départ de l’Ifremer

Avis de tempête… Le déménagement annoncé du siège de l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, qui devrait quitter Issy-les-Moulineaux pour Brest (Finistère), fait déjà souffler un vent de colère. La décision a été présentée vendredi à Rennes par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de la signature du Pacte d’avenir pour la Bretagne, qui a pris soin d’assurer que « bien sûr, les personnels seront associés » au déménagement. Pas sûr que cela suffise à les convaincre.

A Issy-les-Moulineaux, week-end oblige, les bureaux du 155 de la rue Jean-Jacques-Rousseau où sont employés une centaine de personnes dans les directions scientifiques, des finances, juridique ou de communication, ne sont pas encore entrés en ébullition. Mais dès l’annonce du Premier ministre, les syndicats ont réagi. Vent debout contre une mesure prise « sans concertation » l’intersyndicale CGT-CFDT de l’Ifremer a aussitôt dénoncé une « décision stratégiquement aberrante, économiquement inefficace et socialement scandaleuse ». Les syndicats s’inquiètent notamment des conséquences d’une mesure « qui va entraîner des pertes d’emplois pour les salariés qui ne pourront pas quitter la région parisienne ou pour les conjoints qui suivront ».

En revanche, l’annonce n’inquiète pas vraiment la municipalité d’Issy, qui n’a pas souhaité réagir. Il est vrai que l’Ifremer, institution de l’Etat, ne paye pas de contribution économique territoriale (CET), l’ex-taxe professionnelle. Dans les rangs de l’opposition, les Verts ont salué une mesure « cohérente », sans véritables conséquences pour la ville : « Les bureaux sont récents, sur un site intéressant, relié par le RER et le tram, il n’y aura aucun problème pour faire venir une autre entreprise », défend Serge Brière, le responsable des Verts locaux. Seule voix à s’élever pour l’instant contre le déménagement, Lysiane Alezard, candidate Front de gauche aux municipales, qui déplore les risques de casse sociale. Pour l’opposante, « la ville accueille énormément de sièges sociaux, mais sans créer les conditions pour les garder, Là, c’est l’Ifremer qui s’en va, mais Hewlett-Packard aussi n’est resté que quelques années, et Orange va être délocalisé en 2016… »

Paru dans Le Parisien Hauts-de-Seine, édition du 16 décembre 2013.

Municipales 2014 : les écolos sortent du bois (Le Parisien)

octobre 31, 2013 dans Election municipale 2014, Revue de presse, Votre ville

Issy-les-Moulineaux, lundi. Le candidat EELV Serge Brière ne se voit pas trop jeune : 21 ans « c’est le même que Jean Sarkozy lorsqu’il a été élu ». (LP/J. V)

Veste et cravate verte assorties au jean - baskets, Serge Brière, 21 ans, a choisi la terrasse d’un café pour officialiser, lundi, sa candidature aux municipales comme tête de la liste Europe-Écologie-les-Verts, à Issy-les-Moulineaux. « Il n’y a pas de salle associative et en louer une, revient trop cher », s’excuse-t-il.

Cette campagne, EELV a choisi, cette fois, de la mener seul : « Nous n’avons pas présenté de liste autonome depuis 1988. Mais nous sommes désormais un parti de gouvernement et notre message n’est pas toujours clairement exprimé », explique Serge Brière. Un choix risqué.

Lors des deux précédentes municipales à Issy-les-Moulineaux, André Santini, l’actuel maire (UDI), avait obtenu la majorité requise dès le premier tour (70,24% en 2001 et 56,8% en 2008) : « C’est une possibilité. Mais nous pensons que plus il y a de listes différentes, plus il y a d’offre politique et moins il y aura d’abstention. », estime-t-il. Les écologistes misent aussi sur le rajeunissement de la population isséenne, et l’arrivée de nouveaux habitants au Fort d’Issy, dont les voix pourraient leur être favorables.

Et si l’objectif affiché est évidemment de « gagner », le candidat, qui mène sa première campagne en tant que tête de liste, espère au moins 12% des voix. De quoi disposer de trois élus au conseil municipal ainsi qu’un représentant à l’agglomération de Grand Paris Seine Ouest.

L’urbanisme, sera au centre de la campagne, avec des projets municipaux pour le Coeur de ville ou le Pont d’Issy pour lesquels il est opposé : « les tours d’Issy sont déjà obsolètes avant d’être construites. Les panneaux solaires et les cinq éoliennes ne fourniront qu’une infime partie de l’électricité du bâtiment par exemple. Sans parler du déséquilibre entre logements et emplois. Si nous sommes à la mairie, nous proposerons d’ailleurs un référendum sur ces futurs chantiers, assure-t-il. Les Verts défenront aussi «la santé publique, avec un environnement où les pollutions atmosphériques, sonore ou visuelle doivent être réduites ». Une ville « plus moderne » aussi, poursuit le candidat, « sans les délires mégalos du maire qui ne présentent aucun intérêt pour les habitants. Nous espérons déployer totalement la fibre optique pour réduire la fracture numérique, développer des crèches municipales et associatives et généraliser le bio dans les cantines ».

Quant à son jeune âge, l’étudiant en 2e année de sciences politique à l’université de Nanterre, résident d’Issy-les-Moulineaux depuis deux ans, balaie rapidement la question : « C’est le même que Jean Sarkozy lorsqu’il a été élu et l’occasion d’un renouvellement à la mairie, comme au sein de notre section ». La liste définitive devrait être présentée en janvier ou février prochain. Déjà, Didier Hervo, actuel élu écologiste au conseil municipal, devrait, lui, être troisième. Lors des dernières cantonales de 2011, la candidate alors écologiste Lucile Schmid avait obtenu 15,13%.

J. Va., Le Parisien Hauts-de-Seine du 30 octobre 2013.

ZAC Pont d’Issy : EELV s’engage à consulter les isséen-ne-s par référendum

octobre 22, 2013 dans Communiqués, Election municipale 2014

Issy-les-Moulineaux, le 22 octobre 2013.

Nous, écologistes isséens,

Soucieux d’un urbanisme éthique respectueux du cadre de vie et de l’environnement ;

Considérant que la priorité à Issy-les-Moulineaux doit être la construction de logements réversibles ;

Considérant les espaces verts comme indispensables à la qualité de vie des habitants et des salariés présents dans la ville ;

Considérant que la ville doit envisager les grands projets comme un ensemble et non fuir la responsabilité et les séparant en parcelles distinctes ;

Nous engageons, en l’application de l’alinéa second de l’article 72-1 de la constitution, à mettre en œuvre une consultation des isséen-ne-s par voie de référendum local sur le projet de la ZAC Pont d’Issy dès le début de la prochaine mandature.

Contribution de Didier Hervo à l’enquête publique sur la tour IMEFA 52

octobre 22, 2013 dans Votre ville

Le dossier proposé ne constitue aucunement  un véritable projet urbain, il présente un objet démesuré posé sur une petite parcelle sans tenir compte des projets voisins. Il ne libère pas d’espace, seul intérêt d’une tour. Nous n’avons toujours pas de justification de cette hauteur de 188,64 mètres, s’agit-il d’un optimum technique, économique ? Ce que reconnaît explicitement la DRIEE IDF : « Le pétitionnaire aurait dû consacrer une part plus importante à la justification du projet retenu dans l’étude d’impact. »

 

Le projet d’un quatrième immeuble de bureaux non IGH sur l’îlot A contredit l’intérêt de construire en hauteur : pourquoi pas une quatrième tour ? Le premier projet de deux tours en une libérant de l’espace au profit d’espaces verts et de logements avait un semblant de justification. Celui-ci n’en a aucun.

L’étude d’impact le dit elle-même page 135 : « …la verticalisation permettant notamment de dégager des espaces libres important au sol » Alors que le projet le contredit en faisant l’inverse, élever pour mieux densifier ! C’est la perversion de la seule utilité des tours !

 

Plus une tour est haute et plus il faut d’ascenseurs qui consomment de l’énergie et de l’espace : le plan d’un plateau montre l’importance du noyau central au détriment des espaces de travail, réduisant le nombre de bureaux en premier jour et augmentant les besoins en éclairage artificiel. Construire haut à prix d’or pour réduire l’espace utile est un non-sens.

La ZAC dans laquelle se situe cette tour en comprend deux autres, tout aussi injustifiées. Quels rapports IMEFA entend-elle entretenir avec ses futures voisines ? La présente étude n’en dit mot.

Nous avons affaire à trois opérations immobilières distinctes, alors qu’il fallait concevoir un vrai quartier équilibré avec plus de logements et beaucoup moins de bureaux.

Est-ce vraiment une ZAC ou trois projets séparés, concurrents, qui densifient pour le seul profit des promoteurs ? Où est l’architecte urbaniste coordonateur de ces projets ?

« A ce jour, les projets de construction sur les autres îlots de la ZAC ne sont pas connus. » dit l’étude d’impact : bel exemple de coordination dans l’aménagement d’une ZAC !

 

Concernant les places de parking et les déplacements

Le projet prévoit 578 places de parking. « Le stationnement à destination est un déterminant du choix modal. »  La seule réponse vraiment écologique que peut apporter une tour, qui ne l’est pas dans sa structure et son fonctionnement, est de supprimer les parkings auto, ainsi que l’a fait Londres avec la 30 St Mary Axe Tower de N. Foster, haute de 180 m ne comportant que 18 places de parking et la London Bridge Tower « Shard of Glass » de R. Piano qui n’offre que 42 places pour 306 mètres et 10 000 occupants.

La ville de Zurich interdit purement et simplement la mise à disposition de parking sur les lieux de travail.

 

On ne parle pas dans cette étude de plan de déplacements inter entreprises, c’eût été la moindre des choses !

 

Réduire l’offre de parkings en ville permet de réduire aussi l’espace viaire dévolu à l’automobile au profit des transports en commun en site propre et des vélos. Ainsi une ligne TCSP sur la RD 7 trouverait tout son sens. La station la plus proche de la future ligne 15 se trouvera à 800 mètres…

Malheureusement, compte tenu de la démesure du projet et celle de ses voisins, auxquels devraient s’ajouter une quatrième tour rue Guynemer, la tour Triangle à la Porte de Versailles, 70 000 mètres carrés de bureaux supplémentaires au centre-ville, le ministère de la défense et des bureaux à Balard, c’est tout ce secteur que l’on menace de congestion et les transports en commun de sur saturation.

L’exemple du Fort d’Issy et de ses 1600 nouveaux logement est pourtant là pour démontrer que l’on ne peut parachuter une telle opération dans un réseau viaire contraint et non extensible.

 

 

 

Sur la non mixité fonctionnelle

Avoir des bureaux et des logements dans un même  immeuble ou à proximité permet de mutualiser les besoins thermiques des uns et des autres qui ne sont pas les mêmes et pas au même moment : les bureaux ont besoin de fraîcheur le jour et les logements de chaleur le soir, ce qui les rend thermiquement compatibles et permet des économies. (Docks de Saint-Ouen, le Vérose et le Polychrome à Lille). Rien de tout cela ici, rien que des tours de bureaux !

 

Sur la non mutabilité

Une telle tour de bureaux n’est pas mutable, on ne pourra, si la « conjoncture » le demande, transformer les bureaux en logements, contrairement aux incitations actuelles et aux pratiques qui ont déjà cours dans d’autres villes.

 

La vraie modernité urbaine, ce sont des projets librement et longuement débattus avec les habitants, des bâtiments de hauteurs modérées, mixtes fonctionnellement et socialement, à énergie positive, (obligatoires après 2020) des quartiers vivants, animés, pourvus d’espaces verts, d’espaces de rencontre, de salles de réunion ouvertes à tous ! Pas des tours !

 

Le SDRIF  précise que « La densification du bâti, qu’il s’agisse de logements, d’activités ou d’équipements devra rester globalement modérée. » Ce qui a dû échapper aux promoteurs…

 

A propos d’Isséane et des hélicoptères

L’étude d’impact, page 179, prétend qu’en cas de vent de Sud-Ouest, « La présence de la tour va entraîner la formation d’un panache plus large avec une plus faible concentration en polluants. » On apprend dans le même temps que la tour aura peu d’effets sur les émissions de l’usine et qu’elle peut même améliorer les choses ! On a quelque mal à le croire. Comme on a du mal à croire à cette autre affirmation : « La tour  IMEFA contribuera globalement à l’amélioration de la qualité de l’air en Région Parisienne.» Sans doute en augmentant le trafic routier et sa congestion. Ce type d’affirmation décrédibilise l’ensemble de l’étude d’impact.

L’absence de cheminée sur Isséane pose déjà des problèmes de dispersion des polluants puisque les bâtiments actuels n’étaient pas prévus, EOS Générali en particulier.

La construction de tours si proches de l’usine ne pourra que les renforcer.

Quant aux hélicos, la demande de la DGAC de modifier les couloirs d’atterrissage et de décollage des aéronefs vers et depuis l’héliport de Paris-Issy va entraîner le survol de zones habitées. Une nouvelle enquête s’impose. Faudra-t-il exproprier ? Les tours n’aiment décidément pas les logements ! On ne peut pas tout avoir, ce sera ou les tours ou les hélicos, il faudra choisir.

 

En matière d’énergie

La tour semble sur ce plan bientôt obsolète puisque la future Réglementation Thermique 2020 applicable au premier janvier 2021 imposera le recours au photovoltaïque pour pouvoir répondre aux normes BEPOS. (Bâtiment à Energie POSitive) Le projet ne fait pas appel à cette technique et propose quelques capteurs thermiques pour l’eau chaude du restaurant et cinq éoliennes à axe vertical type Darrieus  pour une puissance très modeste, trop modeste pour répondre significativement aux énormes besoins de ce type de bâtiment. Le projet est ridiculement faible en matière d’énergies renouvelables

Proposer un projet dépassé est une curieuse façon de s’inscrire dans l’avenir.

Issy l’audacieuse ?

Le système d’aspiration des déchets prévu consomme beaucoup d’énergie et pose déjà des problèmes de fonctionnement tel qu’il est conçu au Fort. Qui va payer pour ce système, la collectivité ou les promoteurs ?

 

 

La tour et son environnement

Remarquable aveu page 205 où l’on apprend que l’on va recréer à Issy des conditions d’inconfort aérauliques constatées à la Défense ! Le décor est planté, si le but de l’opération est de se comparer à la Défense, c’est gagné, on s’y croit déjà. Les plantations prévues pourraient ne pas suffire à remédier à ces désagréments. La police, lors d’une réunion de feu l’atelier d’urbanisme, avait émis le souhait qu’il n’y ait pas de plantation en hauteur, des délinquants pouvant en profiter pour s’y dissimuler. Qui va l’emporter ? Autant en emporte le vent.

Concernant les problèmes aérauliques et  la génération d’ombre, ce sont les effets cumulés de toutes les tours qu’il convient d’étudier et non ceux de la seule IMEFA prise isolément.

 

On a la confirmation que la tour constituera un gigantesque piège pour les oiseaux, d’autant plus que degré de réflexion du verre utilisé sera important. En ajoutant les éoliennes qui se chargeront elles des chauves-souris, on atteint au sublime quant au caractère éco-friendly du projet ! Tours et écologie ne feront jamais bon ménage.

 

Le socle de la tour est massif, sa hauteur et son emprise au sol contredisent une nouvelle fois le prétendu rôle d’une tour qui devrait libérer de l’espace à son pied. Il n’y a donc pas de retrait est les trottoirs quai Roosevelt et rue Rouget de Lisle sont réduits à leur strict minimum.

 

Les Espaces dans ce socle seront-ils tous ouverts au public ? Les activités initialement prévues dans les halles viendront-elles y trouver refuge ?  Quel sera alors le devenir de ces halles ? Devront-elles disparaître pour laisser place à la troisième tour ? Autant de questions sans réponse.

 

Sur la démocratie

Force est de constater une nouvelle fois l’absence totale d’information et de concertation pour un projet de cette importance. Ce sont les promoteurs qui décident et les habitants n’ont eu droit qu’à un maigre encart coincé entre une nécrologie et une publicité dans le journal municipal qui ne manque pourtant pas de pages. Et pas de réunion publique pour présenter et discuter le projet.

L’exacte démarche inverse de celle suivie pour la ZAC Pajol à Paris où l’on prévoyait la destruction de la halle et la construction de trop nombreux bureaux. L’action des associations puis la concertation s’étendant sur des années ont  permis d’aboutir à la conservation de la halle, la diminution des bureaux, la création de larges espaces publics, le tout couronné par la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France. (Arch. Françoise Hélène Jourda)

 

La région Ile-de-France compte 3,8 millions de mètres carrés de bureaux vacants. Faut-il en rajouter, tout en contredisant le SDRIF qui prône la modération en ce domaine tout en demandant un rééquilibrage au profit de l’est parisien ?

 

Issy-les-Moulineaux compte déjà plus d’emplois que d’habitants. Renforcer ce déséquilibre ne peut que créer de nouveaux problèmes de déplacement en ne répondant pas au premier besoin urbain actuel qui est de pouvoir se loger pour un prix abordable.

 

Notre ville doit retrouver la raison.

 

Didier Hervo.

Issy-les-Moulineaux : la gène d’un maire anti-mariage pour tous (Yagg)

octobre 14, 2013 dans Revue de presse, Votre ville

Un article paru sur Le Plus Nouvel Ob’s, sur Mediapart et sur le site Yagg où il a figuré à la une, revient sur la gêne du maire sur les questions relatives aux mariages, que vous évoquions suite à de précédents conseils municipaux.

La ville d’Issy-les-Moulineaux est administrée depuis 33 ans par un des ténors de la vie politique française : M. André Santini. Plus connu pour ses « bons mots » que pour son travail de Ministre, Député ou Maire, l’élu est bien embêté en ce moment par son opposition écologiste.

Après une prise de position très banale pour un membre de l’opposition de droite lors du débat sur le mariage pour tous, les écologistes isséens, la loi étant votée, ont voulu s’assurer du respect de celle-ci dans l’avenir des célébrations maritales de leur ville.

Comme le rappellent les écologistes dans un communiqué : plusieurs fois sollicité par la presse, [Monsieur Santini] n’a jamais accepté de clarifier son positionnement, qu’il s’agisse de la célébration des mariages, de l’adoption ou de la PMA.

Ainsi, en Conseil municipal du 4 juillet dernier, une question était posée par Didier Hervo (écologiste) afin de s’assurer du bon traitement de ces mariages futurs dans leur cité. Gène du Maire, réponse procédurale, départ du Maire avant la fin du Conseil, l’opposition constate alors l’incapacité de franchise sur ce sujet de la part d’André Santini. EELV informe alors les citoyens par un communiqué sur leur site relatant ce rocambolesque bottage en touche, mais décide de ne pas en rester là, comme le précise Serge Brière, responsable local de ce parti.

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Grands projets à Issy : réaction des écologistes

octobre 12, 2013 dans Votre ville

Face à cette multiplication de projets d’envergure, les oppositions de gauche protestent. Fin septembre, le collectif Issy Sans Défense composé des militants d’EELV, de Val de Seine Vert, d’Issy l’Ecologie ainsi que du conseiller municipal écologiste s’est rassemblé contre ces grands projets : « On veut encore construire des tours de bureaux alors que le Val de Seine manque de commerces. On diminue le nombre de logements parce que la région veut s’installer dans le cœur de ville. Que fait-on si elle ne vient pas? Il manque une vision globale d’Issy, où l’on ramènera de la vie et de l’humain, y compris le soir, où on repensera la circulation, etc. », estime Serge Brière, responsable d’EELV. Pour le candidat PS, Thomas Puijalon, « Le pharaon voulait ses pyramides, André Santini veut ses tours! Je ne comprends pas cette frénésie. Issy a besoin d’une respiration. Les gens en ont marre des travaux permanents, des bouchons, de la saturation des transports ». Le socialiste ajoute que « les habitants sont informés au compte-gouttes, sans être consultés. C’est une conception de la politique ancestrale qui doit changer. Il faut un moratoire sur les constructions et une vraie concertation des Isséens ».

 

« Issy-les-moulineaux. Plusieurs grands chantiers vont être lancés. La commune poursuit sa mutation » (extrait), paru dans Le Parisien Hauts-de-Seine du 10 octobre 2013.